Le tissage de galons : un artisanat passion

Où comment une passion est devenue un métier…

 

En introduction de ce blog, je souhaite partager avec vous l’origine de ma passion pour le tissage de galons et ce qui m’a conduite à exercer ce métier oublié de Galonnière.

Les années d’enfance

     Mon intérêt pour le travail des fils remonte à la classe de CE1… La maîtresse d’école avait conseillé à ma mère de m’enseigner le tricot pour m’aider à canaliser mon énergie débordante ! J’y ai pris goût immédiatement. J’étais encore bien loin de découvrir le tissage, encore moins le tissage de galons, mais aujourd’hui je vois cette période comme le premier fil qui allait m’y conduire…

Dans les années suivantes, lors de nos vacances familiales annuelles dans le Cotentin, nous rendions souvent visite à l’ancienne directrice d’école sous la supervision de laquelle ma mère avait exercé son premier poste d’institutrice. Cette maison embaumait les fleurs du jardin, les confitures maison et la brioche que nous dégustions au goûter, ainsi que le cidre et le poiret que son mari servait à mes parents. Et Ô merveille, leur fille adulte qui vivait chez eux avait un métier à tisser ! J’étais fascinée…

Le collège

    Quelques années plus tard, je suis entrée au collège. Pour la petite fille timide et complexée que j’étais alors, ce ne fut pas simple. Heureusement, j’ai découvert qu’il y avait, parmi les clubs d’activités proposés aux élèves le midi… un club de tissage ! J’y ai passé la plupart de mes temps libre de mi-journée, jusqu’à m’en voir confier l’animation et la gestion pendant mon année de 3ème. Nous tissions sur des métiers à deux lisses, et à la fin de ma 4ème l’enseignante responsable avait commandé un métier à quatre lisses, motivée par mon enthousiasme !

L’entrée dans la vie adulte

     Il fallu bien quitter le collège, et le club de tissage… J’avais essayé de convaincre ma mère de racheter un des « petits » métiers à deux lisses, sachant qu’à mon départ le club risquait de cesser. Bien sûr le budget et le manque de place à la maison ne le permettaient pas ! En compensation, elle m’a offert un petit métier de table TISSANOVA™ avec lequel j’ai réalisé quelques pièces. Peu à peu, les études, la vie active et la famille m’ont éloignée de cette activité, mais j’ai toujours emporté ce petit métier avec moi lors de mes divers déménagements…

Une seconde vie

    Les années ont passé, nous avons élevé nos enfants et les avons vus commencer leurs vies d’adultes. Mon mari, qui était maçon en restauration de maisons anciennes, a enfin pu se consacrer à sa passion : la sculpture (Ymagier Brocéliande Sculptures.) Il a commencé à exposer ses créations sur des marchés d’artisans, notamment lors de fêtes médiévales. C’est là, au sein des troupes de reconstitution, que j’ai découvert le tissage de galons !

     Ce fut un émerveillement et une révélation. C’était le moyen idéal pour moi de renouer avec mon ancienne passion, de pouvoir enfin CRÉER, alors que depuis des années je cherchais un moyen d’expression artistique correspondant à mes capacités (le dessin n’en faisant hélas pas partie !)

     J’ai passé deux ans à chercher activement des informations, des techniques et des motifs pour débuter. Grâce à Internet, j’ai découvert la généreuse communauté internationale de passionné(e)s du « band-weaving ». J’ai réalisé mes premiers essais… et j’ai finalement osé me lancer dans cet artisanat en tant que professionnelle.

Le 1er Février 2025

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